Le Sichuan face au défi de la reconstruction

(Photo : Reuters)

Dans l'immédiat, toutes ces familles vont disposer de tentes ou de baraques de chantier installées en urgence le long des routes aux abords des villages détruits. Mais pour les autorités chinoises, se posent déjà le problème de la reconstruction de certaines villes presque totalement détruites. C'est le cas pour la ville de Beichuan.

Le bilan du tremblement de terre en Chine s'est brutalement aggravé ce jeudi. Les derniers chiffres publiés par les autorités parlent de 51 000 morts confirmés et près de 30 000 disparus soit près de 80 000 victimes potentielles.

Construction de baraques de chantier pour héberger provisoirement les victimes du séisme dans la province du Sichuan.

Beichuan est aujourd'hui une ville pratiquement rayée de la carte. Située à proximité de l'épicentre du séisme, la ville a été détruite à 70%. Sur les 13 000 habitants, 8 600 ont été tués dans la catastrophe. « Les quelques immeubles qui tiennent encore debout, menacent de s'écrouler, explique le responsable local du Parti communiste. La sécurité est maintenant notre priorité et le site actuel présente des risques importants ».

La ville est entourée de montagnes et elle est sous la menace permanente de glissements de terrain. Elle est également dominée par une retenue d'eau qui risque de céder. Ces facteurs ont obligé les autorités, qui craignent également un risque d'épidémie, à faire évacuer les survivants et les équipes de sauvetage.

Aujourd'hui, il ne reste que quelques militaires sur place pour contrôler cette ville fantôme et surveiller la montée des eaux. Pour l'instant, aucune décision officielle n'a encore été prise, mais les autorités chinoises envisagent de déménager la ville d'une vingtaine de kilomètres, selon un responsable de la province du Sichuan.

L'objectif est de trouver un secteur moins montagneux, plus facilement accessible et qui offre des garanties de sécurité. Un projet a été adopté, mais n'a pas encore été dévoilé. Sur le site actuel, il ne devrait rester qu'un monument à la mémoire des victimes de Beichuan.