Des débris d'avion ont été retrouvés dans l'océan Atlantique


Des militaires donnent une conférence de presse concernant les recherches de l'Airbus d'Air France disparu lundi entre Rio et Paris, le 2 juin à la base militaire française à Dakar, au Sénégal.

L'armée de l'air brésilienne a découvert, mardi 2 juin, de "petits débris" d'un avion dans l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Norohna, mais sans pouvoir encore confirmer qu'il s'agit de l'Airbus A330 qui a disparu, a annoncé un porte-parole. Parmi les débris découverts "figure un siège", a ajouté Jorge Amaral, à la presse à Brasilia.

 

Les militaires ont vu également "des petites taches blanches, une bouée orange, un récipient" et des taches de combustible. Interrogé sur la possibilité de retrouver des survivants, le colonel a dit que "non". Le porte-parole a souligné qu'on ne pouvait pas confirmer qu'il s'agissait de l'avion d'Air France tant qu'au moins "une pièce avec un numéro de série, une identification" n'aurait pas été retrouvée. La localisation des débris à cet endroit indiquerait que "l'appareil a essayé de virer à droite. Il se peut qu'il ait eu un problème et qu'il ait essayé de revenir à Fernando de Noronha", a expliqué M. Amaral. Les restes de l'avion ont été détectés au milieu de l'océan au cours des recherches nocturnes par un avion brésilien qui a identifié à l'aube des "anomalies de pièces métalliques et non métalliques dans l'eau". Un avion a été envoyé sur la zone au lever du soleil et a confirmé à 6 h 50 locales la présence de débris dispersés dans un rayon de 60 km.

"AUCUNE PISTE N'EST POUR L'HEURE PRIVILÉGIÉE"

Le premier ministre, François Fillon, qui s'exprimait devant l'Assemblé nationale, après que les députés ont effectué une minute de silence, a déclaré qu'"aucune piste n'était pour l'heure privilégiée". "Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas eu d'appel de détresse envoyé par l'avion, mais des alertes automatiques régulières pendant trois minutes indiquant la mise hors service de tous les systèmes", a-t-il ajouté.

Plus tôt, Jean-Louis Borloo, ministre des transports indiquait sur RTL que, les appareils chargés des recherches dans la zone supposée de disparition du vol AF447, au-dessus de l'océan Atlantique, ne confirmaient pas pour l'heure la présence d'"éléments lumineux" à la surface de l'eau. L'équipage d'un avion de ligne de la compagnie brésilienne TAM avait signalé des points lumineux à 800 milles (1 300 km) de l'archipel Fernando de Noronha. "Retrouver les boîtes noires" de l'Airbus A330 d'Air France qui a disparu lundi au-dessus de l'Atlantique dans des circonstances indéterminées, est "une priorité absolue", a-t-il ajouté.

 

Le ministre de la défense français, Hervé Morin, affirme pour sa part que les recherches se poursuivront "aussi longtemps que nécessaire" pour retrouver l'A330."Les moyens sont déployés sur zone et nous les mettrons à disposition autant qu'il sera nécessaire", a déclaré M. Morin sur Europe 1, soulignant que "tous les moyens maritimes et aériens" qui pouvaient être mis à "disposition" l'ont été.