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今日新闻摘要:非盟表示愿向布隆迪派遣军队以防止事态恶化。欧盟在布鲁塞尔召开2015最后峰会,讨论叙利亚问题是峰会一重点。梵蒂冈教皇为特蕾莎修女封圣。

Priscille Lafitte :
Dans l'actualité de ce vendredi 18 décembre,
le projet de l'Union africaine d'intervenir militairement au Burundi, pour éviter que la situation s'aggrave et dégénère en génocide.
Alexis Guilleux : Dans ce journal, nous irons à Bruxelles, où les pays européens ont discuté de la situation en Syrie
PL : Alors qu'une nouvelle bataille a été remportée par l'armée irakienne contre le groupe Etat islamique, nous ferons un point sur là où en sont les djihadistes aujourd'hui.
AG : Nous terminerons ce journal au Vatican, où le pape François s'apprête à canoniser Mère Terera, à la nommer sainte de l'église catholique.
AG : L'union africaine veut envoyer des troupes au Burundi, pour protéger les civils.
PL : Le conseil de paix et de sécurité de l'union africaine a voté pour une intervention armée au Burundi. Mais pour devenir concrète, réelle, cette intervention militaire doit être approuvée par le pouvoir à Bujumbura.
Or les autorités burundaises continuent de nier, de ne pas voir, le risque de génocide.
Aabla Jounaïdi.
Comme il le fait depuis le début des violences qui ont émaillé la contestation initiée il y a 8 mois, le pouvoir burundais rejette tout risque de génocide et dit travailler à la cohésion.
Willy Nyamitwe le chargé de communication de la présidence accuse ceux qui ont d'abord appelé à l'insurrection d'utiliser maintenant (je cite) "l'arme de la médisance" pour ostraciser le gvt de PIerre Nkurunziza.
Et de mettre en cause pêle-mêle l'opposition en exil, les diplomates européens et du rwanda d'être derrière cette résolution africaine.
Une résolution qui pour passer à la pratique exige d'abord le feu vert des autorités burundaises. Elles ont 96 h pour donner suite ou non. Sinon, le déploiement de la force dite "est-africaine en attente" devra être soumis au vote de l'UA.
La résolution a été votée à la suite de la visite d'une délégation de la Commission africaine des droits de l homme du 7 au 13 décembre dernier pour enquêter sur les exactions dans le pays depuis le début de la crise en avril 2015.
Selon la ligue burundaise des droits de l'homme, les violences depuis les attaques de 3 bases militaires vendredi dernier, à Bujumbura, ont fait au moins 154 tués parmi les civils.
A ce sujet, vous pouvez réécouter l'interview, sur RFI, de l'ancien président burundais, Pierre Buyoya, qui lui, craint un réel risque que les événements dégénèrent : "je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas déjà des éléments de génocide quand on voit le niveau atteint par les violences aujourd'hui". Cet entretien est à réécouter sur notre site rfi.fr
AG :dans le reste de l'actualité africaine : les électeurs du Rwanda étaient appelés aux urnes aujourd'hui, ils devaient voter pour ou contre le changement de Constitution voulu par le président Paul Kagamé pour pouvoir briguer trois nouveaux mandats. 
PL : Autre information, elle provient de nos confrères du journal Le Monde: l'ancien patron de la fédération mondiale d'athlétisme, Lamine Diack, est soupçonné d'avoir fermé les yeux sur les cas de dopages en Russie, pour, en retour, taire l'argent, une somme de 1,5 million d'euros, versé par Moscou à la campagne présidentielle de 2012, pour éviter une réélection d'Abdoulaye Wade. Lamine Diack est mis en examen par la justice française pour "corruption passive " et "blanchiment aggravé".
AG : La Syrie au coeur d'une résolution à l'ONU, à New York. Les 17 grandes puissances réunies aux Nations Unies se mettent d'accord sur un projet de résolution, et envisagent des négociations de paix pour "début janvier"
PL : De son coté, Barack Obama, réaffirme que Bachar el Assad doit partir, et qu'il n'y aura pas de paix dans ce pays sans un gouvernement légitime, des propos tenus par le président américain lors de sa conférence de presse de fin d'année.
AG : Au niveau européen aussi, des discussions ont eu lieu pour mettre au point une stratégie commune en Syrie. Le président français François Hollande a vanté l'efficacité des frappes aériennes en Syrie, qui ont permis de porter des "coups sérieux", au groupe Etat islamique, dit François Hollande, et d'assécher les ressources en pétrole, de réduire les possibilités pour les djihadistes de vendre du pétrole.
PL : Le sommet européen de Bruxelles s'est terminé en début d'après midi, ce vendredi. Les chefs d'Etat et de gouvernement européen ont discuté des opérations militaires en cours, du travail diplomatique au niveau des nations unies, ainsi que la gestion de l'afflux de réfugiés qui fuient les combats.
Anastasia Becchio
« Ce qui s'est passé à Paris aurait pu se produire n'importe où » a dit David Cameron, lors de sa conférence de presse, d'où l'importance, selon le Premier ministre britannique, de coordonner les moyens pour faire face à la menace commune du terrorisme. La chancelière allemande et le président français sont sur la même ligne : il faut, disent ils, que la directive PNR sur les données des passagers aériens soit mise en uvre rapidement. Selon les conclusions du sommet, les 28 chefs d'Etat et de gouvernement saluent la perspective d'une "adoption rapide de ce registre de données» qui était bloqué depuis des années au parlement européen.
Autre mesure sur la table : les contrôles systématiques des ressortissants européens à l'entrée de l'espace Schengen. On a vu, lors des attentats de Paris que plusieurs des assaillants, qui avaient des passeports européens, avaient fait des aller-retour en Syrie, sans être inquiétés.
Autre axe : la lutte contre le trafic d'armes : elle doit être menée avec encore plus de coordination et plus d'ambition, dit François Hollande... « toutes les armes, car on sait que les armes qui peuvent être utilisées dans le cadre du banditisme, peuvent se retrouver dans les mains des terroristes ». Enfin l'Europe doit se donner les moyens d'agir pour lutter contre le financement du terrorisme, dit François Hollande, qui constate, avec satisfaction, que sur ce dossier, la solidarité européenne est au RDV.
AG : Sur le terrain, en Irak, près de 200 djihadistes ont été tués dans le nord du pays, au cours des combats cette semaine. Les djihadistes ont été repoussés par les forces kurdes peshmerga, avec l'aide des bombardements de la coalition
PL : Nous vous parlons régulièrement des avancées de la coalition. Est-ce que le groupe Etat islamique se retrouve affaibli aujourd'hui ?
Eléments de réponse avec Sami Boukhelifa
L'objectif du groupe Etat Islamique : afficher sa force de frappe.
Montrer que ses combattants ont toujours des ressources et que leur volonté expansionniste est intacte.
D’après les experts, cette année, l’organisation EI a été rattrapée par la réalité. Califat autoproclamé en 2014 mais ce n’est pas tout de vouloir fonder un Etat, faut-il encore parvenir à préserver son intégrité territoriale.
Sur ce point les djihadistes ont échoué. En 2015 ils ont perdu plusieurs des villes irakiennes qu’ils contrôlaient jusque-là : Tikrit, Sinjar mais aussi plus récemment une partie de Ramadi, chef-lieu de la province d’Al Anbar, la plus grande d’Irak.
Alors pour tenter d’inverser cette tendance la stratégie de l’organisation EI est simple : la meilleure défense c’est l’attaque. Quatre offensives simultanées sont actuellement menées dans le nord de l’Irak près de la ville de Mossoul, considérée par le groupe Etat Islamique comme sa capitale dans ce pays.
300 djihadistes lourdement armées sont engagés dans la lutte. Des combats acharnés, sans doute les plus importants de cette année.
Cette nouvelle bataille est d’ailleurs décrite par un haut gradé américain en Irak comme une attaque djihadiste préventive.
AG : on termine ce journal par des nouvelles du Vatican. Le pape a ouvert à Rome une "porte sainte" pour les exclus, dans un centre de l'organisation caritative Caritas, une organisation qui prend soin des pauvres, près de la gare Termini. Ce geste signifie la volonté du pape d'ouvrir un temps de pardon et de réconciliation au plus grand nombre.
PL : Le pape François a tout mis en place pour canoniser Mère Teresa de Calcutta. L'Eglise catholique comptera donc bientôt une nouvelle sainte, ce sera la célèbre religieuse albanaise. Les explications de notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard
La rumeur courrait de longue date : le pape des exclus voulait proclamer la sainteté de Mère Teresa de Calcutta, l'apôtre des pauvres. C'est chose faite, ou presque. Le chef de l'Eglise catholique vient de mettre sa signature au bas du décret de la Congrégation des causes des saints qui valide le miracle attribué à la célèbre religieuse albanaise, dernière étape avant sa canonisation. C'est la guérison scientifiquement inexplicable d'un Brésilien atteint d'une tumeur au cerveau qui aurait été retenue par l'Eglise.
Un peu moins de 20 ans après sa mort et 13 ans après avoir été proclamé bienheureuse par Jean-Paul II, la fondatrice des religieuses Missionnaires de la charité sera donc portée sur les autels. Elle consacra sa vie aux pauvres, aux malades et aux mourants, d'abord en Inde puis dans le monde entier, pendant plus de 40 ans.
Charité, humilité et miséricorde sont certainement les traits les plus connus de la religieuse albanaise qui reçu le Prix Nobel de la paix en 1979. C'est justement avant la clôture du Jubilé de la miséricorde que le pape François devrait proclamer la sainteté de Mère Teresa, le 4 septembre 2016... En 2003, sa béatification avait rassemblé au Vatican pas moins de 300 000 fidèles. Antoine-Marie Izoard, Rome, RFI

 

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