Au lendemain de la nomination du leader conservateur britannique à la tête d'un gouvernement de coalition, les journaux s'interrogent sur les capacités des tories et des libéraux à travailler ensemble dans un contexte économique déprimé.

«La coalition gouvernementale n'était pas la seule option qui tenait la route. C'était surtout la meilleure option pour le pays». Le Times, qui avait pris parti pour les conservateurs pendant la campagne, ne cache pas son soulagement dans son édition de mercredi, au lendemain de la nomination de David Cameron au poste de premier ministre. «Notre journal a soutenu les Conservateurs parce que son programme était, dans une certaine mesure, celui qui répondait le mieux aux valeurs que nous défendons : le marché libre, une société libérale et une attitude généreuse envers le monde extérieur (….) Cette coalition offre à la Grande-Bretagne le gouvernement stable dont elle a besoin en ces temps de péril économique». Selon l'éditorial du journal, «la générosité et l'optimisme perçant dans le discours de David Cameron et l'image saisissante des tories et des Lib Dems se félicitant les uns les autres montre que le scandale des dépenses (parlementaires, NDLR) a changé la politique pour de bon, et en bien».

Moins lyrique mais également optimiste, le Financial Times se félicite de ce qu'il considère comme «un bon choix pour le pays». «Il est encourageant, note le quotidien économique, que les tories et les Lib Dems aient négocié de façon mature.» Même si, souligne-t-il, «le contenu de l'accord entre les conservateurs et les libéraux devra être examiné attentivement». Autre mise en garde : le nouveau gouvernement ne devra pas tarder à s'atteler aux problèmes de déficit fiscal.